18 mai 2016 (suite de l'article du 29/04)

...Je suis à présent en couple avec un dénommé Hugo Gervois.

Pour vous le décrire physiquement : il est grand, très grand et le paraît encore plus tant je suis petite, peut-être et sûrement un bon mètre quatre-vingt cinq, il a de magnifiques yeux marrons très brillants à cause de son hypertension oculaire, une belle bouche pulpeuse avec un joli coeur et un sourire abobinablement renversant, une peau légèrement basanée qui rappelle ses origines algériennes, et enfin, sa magnifique chevelure frisée d'une couleur assez indescriptible : à mi-chemin entre du noisette et du châtain foncé ? Ils sont si doux, j'adore les tripoter à longueur de temps, enrouler mes doigts dans ses petites frisettes emmêlées, elles qui lui donnent un charme fou, enfin ; cette chevelure est comme la cerise sur le gâteau : elles lui donnent toute sa prestance.

Il est un petit peu rond aussi, juste comme il faut. 

Laissez-moi vous raconter notre rencontre, elle n'est pas si banale que ça, le terme pour la décrire serait plutôt... conflictuelle.

A la base, Hugo est un ami d'une jolie jeune fille lesbienne, Ilona Saludas, adepte de musique rock, et, de couleurs de cheveux rocambolesques. Un soir, le lundi 18 avril 2016 si mes souvenirs sont bons, Hugo prit son téléphone et se mit à parler avec Margaux, comme ça, car cette dernière était considérée comme la meilleure amie de la fille dont Ilona était amoureuse, et donc, elle en parlait souvent.

Alors Margaux et Hugo se mirent à échanger leurs numéros, à parler de plus en plus, jusqu'à même rester des heures pendus au téléphone. 

J'ai omis le détail que Margaux est bien évidemment en couple avec Antoine Roubaud, mais que durant cette période, il était avec son meilleur ami qu'elle déteste - sûrement parce qu'il ose dire à Antoine toutes les bonnes vérités à entendre sur leur couple -.

Et donc, Hugo et Margaux se lièrent, pour utiliser un terme de jeunes : "ils se kiffaient ah wesh".

Et donc, quelques jours plus tard, le jeudi 21 avril, Margaux décida de rompre avec Antoine pour se mettre avec Hugo. Mais dès qu'elle le fit, elle se rendit immédiatement compte de l'erreur commise : bien qu'elle ne soit pas amoureuse d'Antoine, elle avait tout de même passé près de sept mois avec, ce qui n'est pas rien, et donc était réellement attachée à lui. Elle décida donc immédiatement, et, après une crise de larmes qu'elle me décrit interminable, de reprendre Antoine le plus vite possible. Cela posa plusieurs problématiques :

  • Antoine, eut l'impression d'être pris pour une girouette, et pour un gros con.
  • Hugo eut l'impression d'être pris pour une girouette, et pour un gros con.

Mais Margaux, avec ses puissants moyens de persuasion, réussit tout de même à récupérer Antoine, qui, il faut le préciser est amoureux d'elle. Beaucoup trop, beaucoup trop naïvement, mais il l'est, irrémédiablement.

Néanmoins comme sus-dit, Hugo eut l'impression d'être pris pour un gros con, puisque Margaux lui avait promis de se mettre avec et quand elle fit la démarche, retourna directement sur ses pas. Triste, fut-il.

Et le pire, c'est que Margaux lui précisa "qu'elle se mettrait avec lui quand elle ne serait plus avec Antoine", ce qui pose deux problématiques :

  • Hugo est un humain, et non un lot de consolation. C'est-à-dire que ce n'est pas un objet et que, par conséquent, son front ne porte pas le prénom "Margaux Lequint" tatoué. Ce qui engendre le fait qu'il pourrait possiblement tracer sa route et l'oublier en vue de cet argument tout bonnement dégueulasse.
  • L’événement serait presque impossible, la preuve : elle est attachée à Antoine ; pis encore, elle veut aller dans la même filière que lui (SI) pour justement se forcer à rester avec - il faut rappeler qu'elle n'est pas amoureuse de lui, le pauvre.

Mais dans la tête de Margaux Lequint, il s'agissait d'un argument recevable, elle avait au moins le mérite d'être sincère.

D'autres choses ne plurent pas à Hugo, laissez-moi y venir.

Le lendemain, on avait prévu d'aller tous ensemble, Lisa, Jérémy, Antoine Schiano, Margaux et moi, à Paris pour passer une belle journée. Antoine était toujours avec son meilleur ami et ne pouvait donc pas venir. Dans le RER, Margaux me parla d'Hugo et me montra une photo, et comment dire, non pas que je veuille vous spoiler, mais je le trouva vraiment, vraiment craquant.

On se balada dans Le Marais,, bouffant comme des porcs dans le MacDo du coin.

Et puis Margaux eut la bonne idée d'appeler Hugo et de demande de venir. Puisqu'il habite sur Paris (20e, Père Lachaise ndlr), il était facile pour lui de venir. Et il vint directement, quand on était dans le BHV du Marais, dans les rayons jouets et lingerie sexy.

Je lui fis la bise timidement en chuchotant mon prénom, la voix à moitié enrouée. Oh que oui, il était vraiment - vraaaaiment craquant dans son manteau treillis allemand. On ne parla presque pas de la journée sauf vers la fin.

On alla devant Notre-Dame. J'évoquai brièvement le fait que j'avais mis mon soutien-gorge qui me faisait de petits seins pour que ça ne fasse pas bizarre dans mon t-shirt Beatles. Très, très intéressant, avouez-le. Et ç'eut au moins le mérite de faire rire tout le monde.

Quand on prit un coup au Starbucks, Hugo et moi discutâmes un petit peu. Il me laissa aspirer un peu de son Java Chips et naviguer sur son téléphone. Il roula aussi une cigarette à Lisa : je détestai immédiatement le fait qu'il fume - et comme un pompier de surcroît - mais il faut dire qu'il roule la garo comme personne.

Ensuite, on dut aller à Châtelet pour reprendre le RER. Sur les escalators, il vint juste en-dessous de moi, et nous parlâmes brièvement :

"Eh, mais t'es petite toi en fait !" lança-t-il.

Bah, c'est vrai, faut l'avouer. J'essayai de discuter de la façon la plus animée possible tout en faisant mes yeux doux. En fait, on parla plus de Margaux qu'autre chose. Sur le quai du RER, il me donna le reste de son Coca Light, avouez que c'est sympa. Et dans le RER, on s’assit à côté. Je pus lui toucher les cheveux - ce que Margaux ne pouvait apparemment pas faire -. On blagua sur le fait qu'on avait les mêmes cheveux, je l'interrogeai sur ses origines : on avait les mêmes. Je dois avouer que je suis de nature vraiment timide avec les inconnus, et pourtant avec Hugo, ça passa tout seul.

Le soir même, il vint me parler sur Instagram et m'envoya son numéro de téléphone : il voulait que j'essaye de l'arranger avec Margaux. Bien qu'il m'avait plu, il y avait une certaine barrière dans ma tête qui me disait : "laisse tomber, babe, ce mec est réservé". 

Alors on s'appela et on discuta un petit peu. Ensuite il me proposa d'ajouter Ilona à la conversation. Je me sentis assez à l'aise avec elle car on parlait de Margaux, donc ça allait. Plus tard elle voulut que son amoureuse rejoigne aussi la conversation, mais cette dernière est vraiment timide et ne parla pas beaucoup.

A partir du moment où Clara - l'amour d'Ilona - était arrivée, je ressentais une certaine gêne ... Et je ne parlai plus beaucoup. Du coup, par SMS, même si on était en conférence, Hugo et moi parlions. Il me demandait si ça allait, pourquoi je ne parlais pas, me rassura sur le fait que je ne devais pas être timide : en bref, il était vraiment attentionné. Je lui dis alors qu'il était vraiment mignon (dans le sens chou, pas beau), et plus il me contredisait, plus j'insistais sur ce fait.

Ensuite on parla de nos complexes. Il m'expliqua qu'il ne se trouvait pas beau, qu'il se sentait mal dans sa peau car il avait un peu de poids. Je lui expliquai alors que moi aussi, que je ressentais exactement la même chose. Et il me rassura. Et je le rassurai. Et il me contredit. Et je le contredis.

Vers trois heures du matin, tout le monde alla dormir. Hugo me rappela un peu après et on discuta un petit peu, environ une heure.

Dès le lendemain matin, on parla. On ne pouvait pas s'arrêter de parler, j'étais déjà attachée à lui, et ça ne m'était jamais, et quand je vous dis jamais, JAMAIS arrivé.

Le soir-même, on resta au téléphone très longtemps, mais le pire fut le lendemain, le dimanche. La journée j'étais chez ma soeur et lui dans un mariage traditionnel. Mais le soir on s'appela quand même. On resta jusqu'à plus de cinq heures du matin au téléphone, et c'est là qu'on se lia le plus : on se découvrit tellement de points communs, on eut tous les fous rires possibles et inimaginables sur La voiture rouge, Alloua Triciti 

Et c'est ce soir-là qu'il me donna mon surnom attitré : Petit Ours. On parla encore de nos complexes. Je lui dis de vive voix que je le trouvais beau. Et il me dit non. Et de la voix du soir, la plus sensuelle qu'il soit, je lui balançais des "oui", et des "tais-toi, parce que moi je te dis que oui". 

Bien, bien, tout ça n'avait plus grand chose d'amical. Je ressentais quelque chose de tellement fort... Et la cerise sur le gâteau, il me signifia qu'il ne pensait plus à Margaux et qu'il se sentait mieux et que c'était grâce à moi.

Le lendemain, je devais partir chez ma mamie. La journée, je lui envoyai un "Tu manques..." ; pas un "Tu me manques", non je n'avais pas le courage, juste pour dissimuler un peu mes sentiments. Et on commença aussi à s'envoyer des coeurs. Et il me dit que moi aussi. Ca me rendit tellement heureuse... Le soir-même, je restai au téléphone avec lui, une nouvelle fois jusqu'à 4h du matin. Et les heures défilaient sans même que je les vois passer... Des fois, je sentais un "je t'aime" vouloir sortir de ma bouche, mais j'essayai de le contrôler pour ne pas qu'il sorte. A un moment, il me dit un truc du genre "Putain, tu me fais trop rire. J'aimerais tellement sortir avec une rebeu comme toi". Des frissons.

Le mardi 26 avril 2016, on avait prévu le soir, un bowling avec Maellys. Je lui expliquai la situation, un mojito (au rhum sans alcool) à la main. 

Je décidai de me lancer à l'eau, allez, après tout, au pire des cas j'allais boire la tasse!

- Mon p'tit nounours ?

- Oui ?

- Je t'aime beaucoup ♥

- Et comment ça se fait que tu m'aimes beaucoup ? ♥

- Je ne sais pas...♥

- Et c'est quel genre d'amour petit ours ? ♥

- Je n'arrive pas à savoir... Et toi ? ♥

- Je t'aime beaucoup mais je sais pas ce que c'est exactement <3
- Moi aussi <3
- Moi aussi quoi ? <3<3
- Moi aussi je t'aime vraiment beaucoup mais je ne sais pas exactement dans quel sens tu vois <3

Et là, j'eus des frissons partout et une euphorie extrême s'empara de moi. Mais ce n'est pas fini.

- Imane ? <3
- Oui ? <3
- Je t'aime <3
- Je crois bien que moi aussi !! <3
- Moi j'en suis sûr <3<3<3<3
 
 

Vous l'aurez compris : c'était le début d'une nouvelle et magnifique histoire d'amour.

Bien sûr Margaux le prit très mal, elle sentit son égo être attaqué. Mais maintenant, je m'en fiche, elle ne me parle plus; mais après tout je suis tellement bien avec lui! Alors, pourquoi se poser tant de questions ? Et puis peut-être que tout s'arrangera, qui sait.

La première fois que je le revis, ce fut le lundi 2 mai, juste après les cours : je sortais, puante de l'EPS, et lui était en costume-cravate comme son protocole scolaire oblige le lundi. On échangea un baiser timide...

Je me sens tellement bien dans ses bras, c'est dingue.

Le vendredi suivant, on se vit, et c'était magique. On se galocha comme des fous sur un banc du bord de seine, on se tripota un peu, on se sussura des mots d'amours, on rigola comme des enfants, l'innoncence dans le confins des yeux.

18 mai 2016 (suite de l'article du 29/04)

Le vendredi 6 mai, devant le louvre

 

Tous les moments qu'on passe ensemble sont extraordinaires.

Aussi, il m'a redonné goût au graphisme, car il veut en faire sa carrière et bosser dans la comm visuelle plus tard: avouez que c'est génial, et que c'est une putain de coïncidence.

Aussi, il m'a appris plusieurs choses sur moi et sur l'ésotérisme, qu'il pratique dans son coin.

Je l'aime, oh oui, je l'aime. ♥

 

Dido - Here with me

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