Rise like a phoenix. (02/11/2018)

Cher journal,

 

Je vous écris aujourd'hui pour vous soumettre le petit dilemme auquel je suis confrontée, ou plutôt les dilemmes auxquels je suis confrontée.

Je sais que ce journal est un véritable médicament à la mélancolie et à la perdition - situation à laquelle je m'identifie tout particulièrement au moment où je vous écris.

 

 

Chapitre 1 : Le dilemme entre mes parents et moi

Je ne l'avais encore jamais écrit mais mes parents étaient en procédure de divorce - du moins l'étaient. A souligner que ma mère a un don pour mal s'entourer, ou du moins a toujours faire le choix de personnes toxiques, infidèles ; de véritables parasites qui n'ont qu'à claquer des doigts pour la transformer en boule de stress et de dépression. 

Après de nombreuses crises de nerf de ma mère et un cadenassage rapido extremo dans la salle de bain à crier qu'on la laisse tranquille parce que mon père voulait coucher avec elle, elle décida ENFIN d'amorcer une procédure de divorce. Des années qu'on lui répète de se séparer de cette créature toxique et manipulatrice, de mettre un point à l'annihilation à laquelle il la confronte - quasi malgré lui, de façon très paradoxale.

Bref. En résumé, j'étais convaincue que tout ce bordel serait bientôt fini, qu'il allait enfin se barrer définitivement et que j'aurai enfin la paix psychologique que je désire depuis si longtemps.

Et puis, f(force de volonté nulle de ma mère) + f(voyage de 4 mois en  Algérie) en ont décidé autrement. Elle l'aime, de façon irrévocable ; et j'ai du mal à me l'avouer, mais quelque part, elle a déjà fait son choix entre lui et moi. Je ne compte, pour rien au monde, rester dans cette misère psychologique, cet enfermement physique constant à ses côtés. Si elle souhaite demeurer dans cette prison de conscience, alors elle sera seule.

Et Dieu sait à quel point elle déteste la solitude.

 

 

 

 

Chapitre 2 : Le dilemme entre Victor et Tiziano

 

I- Victor, le gendre parfait

De même, je n'en avais encore jamais parlé, mais je suis depuis le 16 septembre 2018 avec Victor Sanchez, un suédois au nom espagnol. Déjà ironique me direz-vous, attendez donc de lire la suite.

Victor est une créature extraordinaire. Il est d'une gentillesse exquise, d'une impulsivité maladroite ; il est artistique, gai, ambitieux, rêveur. En bref, il est absolument le type de mec que j'adore. 

Ainsi, dès la première fois que nous nous sommes vus, je n'ai pu qu'accrocher. Mais c'était sans compter quelques problèmes plus ou moins marginaux que voici :

        a) Le sexe

Victor est vierge comme la Mère. Véritablement ; c'est-à-dire qu'avant moi, même pas l'ombre d'une main frôlant son torse, féminine ou masculine, n'avait intervenu dans la conjecture de son excitation. Même pas la moindre branlette. Même pas à lui-même. Rien. Nada. Bref.

Cela ne me dérange pas particulièrement, maintenant que ma névrose anti-sexe est plus ou moins réglée. Et même justement, je voyais ça de façon extrêmement bénéfique : je suis guérie, donc à mon tour d'initier à la pratique bestiale et irrésistible qu'est le sexe.

Mais le problème de Victor est qu'il est impuissant. A noter que je déteste résolument ce terme, comme si une érection allait transformer qui que ce soit en Ulk. C'en est même quasiment misandre. Si ce n'était que ça, ce n'est pas très grave car la pénétration ne constitue pas chose fondamentale pour moi ; et étant donné qu'il est particulièrement doué buccalement parlant, alors tout allait pour le mieux, finalement.

Néanmoins, Victor s'est peu à peu incarné comme le moi d'avant : bloqué par le sexe, impossibilité à se laisser aller... Et ainsi, je remarque que, dans la conception la plus misogyne qui soit, les rôles se sont progressivement inversés : j'étais l'homme, vigoureux, excité, qui s'endort presque après l'acte ; il était la femme, ne se laissant jamais allé jusqu'au Graal qu'est l'orgasme.

Et malgré mes speechs tout aussi féministes les uns que les autres, rien ne semble s'arranger. Nous pensons donc que le problème vient d'autre part.

        b) Mes sentiments pour Victor

Et c'est là, bordel de merde, que tout se corse. 

Victor, je l'aime d'une façon irrévocable. D'un amour simple, doux, sincère ; un quelque chose fait pour durer sur le long terme. Il n'y a absolument aucune toxicité dans notre couple : nous tâchons d'être extrêmement tolérants l'un envers l'autre, ni jaloux, ni possessifs. Rien. Rien ne porte au conflit, jamais ; si ce n'est pour en rire ou imiter les autres couples.

Et pourtant, Tiziano vient s'immiscer dans ma tête. De façon incontrôlable, il vient hanter mes rêves. De façon insupportable, dans mes pensées, il vient en soustraire  Victor. Lisez donc la suite.

 

II- Tiziano, l'amant irrésistible

Tellement de difficultés se posent au niveau de Tiziano...

     a) La difficulté de définition de mes sentiments pour Tiziano

Une chose est sûre à propos de Tiziano : je l'aime. C'est déjà bien, me direz-vous, mes ce n'est pas un amour aussi simple que pour Victor. J'ai l'impression, qu'ici, davantage de facteurs entrent en jeu.

                    1) Son attitude

J'aime tellement la façon dont il se comporte. Il est pour ainsi dire, le charisme incarné : dès lors que tu croises ses beaux yeux noisettes, la seule chose dont tu as envie, c'est d'embrasser ses pieds - tout aussi beaux par ailleurs. Tiziano impose le respect, c'est une chose sûre. Sans préciser qu'il est extrêmement cultivé et mature : lorsque je l'entends parler, je n'ai absolument pas l'impression d'avoir un jeune homme de dix-neuf ans devant moi, mais plutôt le double ; ce qui est à la fois plaisant et déstabilisant.

Au-delà de ça, Tiziano a cette nonchalance que j'adore. Les gens nonchalants collectent systématiquement mon adoration car j'aime, de façon indubitable, le relativisme. Ainsi, Tiziano glisse sur ses propres problèmes comme un surfeur d'Alerte à Malibu, il n'a aucun tabou ; toujours des solutions limpides et efficaces. Et ça, j'apprécie.

Mais le problème prépondérant, c'est qu'au travers de son beau visage, je ne peux m'empêcher d'entrevoir Théo. Il se ressemble beaucoup sur plusieurs plans : tous deux sont extrêmement charismatiques, nonchalants, second degré...

                    2) Son physique

Hormis cela, j'aime tellement ses manières. Ses mains replaçant délicatement ses beaux cheveux bouclés et soyeux. Sa manie d'avoir du mal à regarder les gens dans les yeux. Ses incroyables yeux tombants qui observent mes lèvres lorsque je parle. Tout cela ne fait que de me perdre...

Tiziano est indubitablement un homme magnifique. 

 

Retour à l'accueil
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article